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Comme je le disait dans l’article précédent, le BDSM permet de voir une situation sous des angles qui ne serait pas possible dans une vie vanille. En effet, dans un couple classique, il y a toujours une lutte de pouvoir, surtout en période de crise. Chacun veut imposer sa solution à l’autre. La rivalité ajoute de la confusion à une situation déjà tendue. Cette rivalité empêche l’émergence de solutions pourtant pertinentes. Le pire, c’est quand l’un fait tout pour torpiller le plan de l’autre juste pour prouver que c’est lui qui avait raison. Le BDSM fixe la hiérarchie. Le Maître sait quel est sa place, la soumise sait aussi où est la sienne. Elle n’a aucun intérêt à saboter le plan de son Dom car elle en sera la première victime.

Il y a de nombreux obstacles à l’émergence d’une solution pérenne. Nous sommes tous victimes de notre éducation, de notre environnement social et/ou professionnel. Que vont penser les autres, les amis, la famille ? Notre pire ennemi dans ce type de situation c’est l’égo. Et là, je parle du Maître car c’est lui qui au final devra prendre la décision. Nous savons tous que chez les Doms, l’ego compte beaucoup. Il permet de rester la tête haute face à l’adversité mais peut aussi nous conduire droit dans le mur s’il ne reste pas sous le contrôle de la raison.

Le Maître peut très bien chercher une solution par lui-même, il peut aussi demander l’avis de sa soumise s’il le souhaite. Personnellement, je sollicite l’avis de Thysminia très souvent, car l’expérience m’a montré qu’elle était une très bonne conseillère. On dit que la lumière jaillit du dialogue et c’est très vrai. Nous avons eu des périodes difficiles, mais nous sommes toujours retombés sur nos pattes car nous avons toujours eu cette capacité de discuté sans crainte de la réaction de l’autre. Les idées viennent, certaines sont nulles, d’autres possibles et puis vient l’IDÉE, celle qui va faire tilt ! La solution idéale ne vient pas toute seule. Elle est généralement le fruit d’une longue réflexion qui peut prendre des semaines voir des mois. Chaque cas étant unique, il n’y a pas de recette miracle toute faite. Chaque couple doit trouver en lui-même ses propres solutions en se servant de ses propres ressources.

Avoir la solution n’est pas tout. Encore faut-il la mettre en pratique. Là encore, c’est rarement l’affaire d’un claquement de doigts. Il faut du temps, voir beaucoup de temps. C’est dans cette phase que le Maître doit vraiment tenir son rôle. Le soutien de la soumise n’en sera que plus efficace. Il est donc très important de bien prendre le temps de la réflexion pour être certain de faire le bon choix. Le Maître ne pas se permettre de douter une fois le choix fait. Sa conviction doit être totale. Il n’y a rien de plus dévastateur pour une soumise que de voir son Dominant sombrer dans le doute sur une décision qu’il a prise.

Le BDSM apporte une logique qui peut faire toute la différence. Le Maître prend une décision ferme et dès cet instant, les deux vont de concert dans la même direction. Le Maître peut recadrer la soumise si nécessaire sans que cela altère la mise en place de la solution. En élimant toute lutte de pouvoir ou de rivalité, nous donnons ainsi le maximum de chance à la solution de porter ses fruits.

Le BDSM n’est pas la solution miracle à toutes les difficultés, c’est un plus qui permet la mise en place des solutions plus faciles. Mais il ne faut pas perdre de vue que même en mode 24/7, le couple reste à la merci des difficultés de la vie. Le Maître n’est pas Dieu et n’a pas la science infuse. La soumise n’a le pouvoir de décision mais elle peut conseiller ou à défaut soutenir son Maître dans les moments difficiles.

Je voudrais surtout faire comprendre que le BDSM en 24/7 n’est pas un monde magique ou la soumise passe sa journée attachée à une laisse et à se faire défoncer à n’en plus finir, chaque jour, toute l’année. La vie en 24/7 c’est d’abord une vie de couple normale sur laquelle vient se greffer une dose plus ou moins forte de BDSM en fonction des circonstances. Et je ne vous parle même pas des enfants car dans ce cas, le BDSM se réduit très vite.

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