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Il y a 11 ans, lorsque j’ai découvert le BDSM, j’ai vu un monde nouveau et surtout très vaste. J’ai aussi appris que je devrais lutter contre mon éducation, mes peurs limitantes, l’opinion des autres. Dans les premiers mois, j’ai donc vécu mon BDSM en essayant de ne pas entraver ma liberté. Mais il est très dur de lutter contre des décennies d’éducation et de conditionnement.

Thysminia n’était pas que ma soumise, elle était aussi la fifille à son papa. Un rôle dans lequel elle se sentait particulièrement à l’aise. Pour ma part, l’euphorie du départ a très vite laisser place à un certain malaise, une sensation d’inceste malsain. Ayant la partie BDSM classique à explorer, j’ai donc décidé de verrouiller la partie papa/fifille. Je me suis concentré sur ce qui selon moi devait être l’axe à suivre, c’est-à-dire la D/s.

Depuis plus d’un mois, notre mode vie à considérablement changer. Maintenant nous sommes nomades. C’est un grand changement pour nous et les répercussions sur notre vie au quotidien sont très importantes et très bénéfiques. Elles nous ont aussi obligés à remettre à plat toute notre perception du BDSM. Il est temps pour nous définir un nouveau contexte pour notre relation. Il y a eu beaucoup de travail sur moi-même depuis le début. Ma perception a considérablement évolué et de nombreux tabous sont tombés.

En lisant un post sur un forum, je suis tombé sur un sigle que je ne connaissais pas : DDLG. J’ai donc demandé à Thysminia de faire quelques recherches. Vous pouvez lire l’article ici. Ce fut une véritable révélation. En lisant les caractérisés, j’ai été surpris de constater que les deux tiers d’entre elles étaient déjà en vigueur dans notre relation. Ce que j’avais voulu éradiquer au début en le virant par la porte était revenu par la fenêtre sans rien dire, sans vraiment se mettre en avant. Chassez le naturel et il revient au galop.

En lisant les caractéristiques d’un « Daddy Dom », je retrouve une très grande partie de mon caractère. Si cette démarche s’était installée au tout début de notre relation c’est qu’il y avait une bonne raison à cela. C’était notre axe tout simplement. J’ai voulu le nier, victime de mon éducation, mais il s’est installé dans notre vie quand même sans jamais dire son nom. Il est vrai que DDLG et D/s sont très proches dans leur philosophie. Au final, je réalise que je ne suis pas intégralement D/s, pas plus qu’intégralement DDLG. Je suis à la croisée de ces deux mondes.

Pour Thysminia, c’est encore pire. Elle s’est totalement reconnu dans le statut de « Little Girl ». Elle n’a pas besoin de se forcer pour jouer le rôle, c’est ça nature profonde. Bien que Thysminia soit mon esclave, elle n’en est pas moi la fifille à son papa. Mais aujourd’hui, cette démarche ne me dérange plus. Je l’assume totalement. Le terme DDLG rentre donc officiellement dans mon dictionnaire personnel et s’affiche clairement comme étant une partie importante de moi.

 

2 réponses à BDSM & DDLG

  • Bonjour
    C’est très intéressant car effectivement les gens ne comprennent pas que je puisse être a la fois esclave et babygirl. Comme si pratiquer le dd/lg retirait l’aspect bdsm a la relation ou disparait la D/s. Alors que l’aspect D/s est enorme dans une relation ddlg. J’ai lu votre ecrit avec beaucoup d’intérêt car on retrouve de nombreux traits communs avec mon daddy et moi 😉

    • Il ne faut pas perdre de vue que le DD/lg est une sous-branche de BDSM en général et de la D/s en particulier. Etre soumise/esclave et little n’est donc pas incompatible mais je dirais même qu’une little qui n’est pas soumise à son Daddy ne peux en aucun cas s’épanouir. C’est une simple question de logique. Par contre, il est clair que même dans le monde BDSM, l’intolérance est de mise. Beaucoup de soumise rejette les littles parce que différentes, alors qu’en réalité, elles sont très proches. La différence fondamentale est le style de l’éducation. D’un coté il se fait dans l’abnégation et la souffrance de la soumise, de l’autre par le bien-être et le jeux pour la little. Mais l’une comme l’autre, sans soumission, sans Maître ou Daddy, elles ne sont que des âmes à la dérive.

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