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soumise bdsmIl y a quelques temps mon Dono m’a demandé mon avis sur une question que lui avait posée une soumise avec laquelle il discutait : Comment savoir si l’on est une vraie soumise ?

Une question que j’ai trouvé si intéressante que j’ai décidé d’y consacrer l’un de mes exercices d’écriture quotidien afin de lui répondre.

Déjà, je ne pense pas que l’on puisse être une fausse soumise car, quoiqu’il arrive, nos ressentis, nos croyances et nos valeurs sont bien réels au fond de nous. Il suffit de les mettre en conscience pour savoir que nos sentiments, notre manière d’appréhender notre personnalité ainsi que notre propre réalité ne peut être un mensonge envers nous-même.

Évidemment si l’on commence à se comparer à d’autres et à utiliser une échelle de valeur qui ne nous correspond pas, il y a de fortes chances que notre jugement soit faussé et du coup notre perception de nous-même et de ce que nous sommes le sera également. Et cela, d’autant plus quand nous souffrons d’une faible estime de soi ce qui est souvent le cas lorsque nous éprouvons le besoin de nous comparer aux autres. En vertu de quoi, toute femme qui se sent ou se dit soumise ne peut que l’être vraiment et réellement.

Ensuite, comme pour tout, il y a des nuances à ses propres aspirations et désirs qu’il lui faudra apprendre à connaître et à explorer pour savoir quel niveau de soumission lui correspondra le mieux et pourra lui apporter le plaisir qu’elle en attend.

En effet, entre le fantasme excitant et la vie d’une esclave permanente n’ayant plus aucun contrôle sur son corps et sur son existence, il y a tout un univers et c’est à chacune de trouver la place qui lui correspond le mieux et qui lui apportera le plus de jouissance et de bonheur.

Personnellement, j’ai toujours su que j’étais une soumise. Je ne vous parlerais pas de mes fantasmes de jeune fille pas franchement innocente dans lesquels j’alternais entre des rôles de captive vendue à un harem, attachée, encagée, prise de force et bien entendu fouettée pour faire bonne mesure car je ne pense pas être d’une grande originalité sur ce sujet mais plutôt de mes regrets concernant l’époque à laquelle je vivais. En effet, j’aurais tellement voulu vivre durant cette période où les filles étaient éduquées pour être de bonnes épouses au service du Maître de la maison. Leur bonheur consistait à attendre le retour de l’Être aimé afin de lui offrir tous les bienfaits d’un cocon moelleux de plaisir douillet et intime. Je rêvais de Discipline Domestique, de servitude et de fessées bien appliquées en cas de manquement à mes devoirs et pour couronner le tout, étant plutôt ce qu’on appelle communément une femme-enfant, mon prince se devait d’être un modèle paternel, bienveillant, protecteur et bien entendu sévère lorsqu’il le fallait. Mon idéal de vie consistait à donner les pleins pouvoirs à Celui que j’aimerais et qui m’aimerait en retour. A ne plus avoir de décision à prendre, de choix à faire car je savais qu’un autre le ferait à ma place et aujourd’hui, en tant qu’esclave et little, c’est le cas.

En revanche, toujours en partant du principe que se connaître implique d’avoir une conscience nette de ses limites, je sais que je ne suis pas masochiste et que certaines pratiques qui sont des sources de plaisir pour certaines ne le sont absolument pas pour moi. Il y eut bien une époque (heureusement lointaine) durant laquelle je m’obstinais à me comparer à d’autres, à m’extasier sur leurs marques et à tenter d’avoir les mêmes en faisant tout pour être punie (ce qui est d’ailleurs une mauvaise stratégie que je déconseille au plus haut point car il vaut mieux parler de ses désirs à son Maître plutôt que de le provoquer inutilement) mais bon, j’ai quand même fini par réaliser un jour que je n’y prenais aucun plaisir d’autant plus que je suis particulièrement douillette. Aujourd’hui, cela fait des mois que Madame Cravache n’est pas sortie du placard et je peux vous dire que moins je la vois, mieux je me porte…

Tout cela m’amène donc à cette conclusion très simple, lorsqu’on se rêve soumise, que l’on se sent soumise et bien on est une vraie soumise. Le reste est une question de connaissance de soi, de ses limites et surtout d’oser se lancer…

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