Twitter
Abonnement

Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce blog et recevoir une notification de chaque nouvel article par email.

Dans certaine discussion, il est parfois question de savoir définir ce qu’est une bonne soumise ou une bonne esclave pour son Maître. En dehors du fait qu’il s’agisse d’une notion bien personnelle à chaque Dominant et plutôt subjective, je pense qu’il faudrait aborder ce sujet du point de vue de la volonté. En effet, une bonne soumise ne se reconnait-elle pas surtout et avant tout à sa motivation ?

Mais n’est pas motivé qui veut et même dans le cadre d’une relation librement consentie, il faut bien faire la différence entre ce que nous désirons au plus profond de nous et ce que l’on croit être notre choix propre mais dont le moteur serait extérieur à notre volonté (l’amour par exemple).

Mon propos ici n’est absolument pas de porter un jugement sur tel ou tel type de personne mais uniquement de donner des petites pistes de recherche à celles ou ceux qui se poseraient des questions sur leur bien-être et leur relation à eux-mêmes.

Être esclave ou soumise est avant-tout une question de lâcher-prise. Savoir se donner et s’offrir n’a absolument rien à voir avec le fait de subir la volonté de son Maître. Loin d’être passive, bien au contraire, une esclave vit sa soumission en toute conscience et en étant présente à elle-même. C’est pour cette raison que la motivation de chacune fera la différence.

Mais de quel type de motivation parlons-nous ?

  • Motivation extrinsèque : un système de motivation que nous avons tous expérimenté au moins une fois (pour ne pas dire plus) dans notre existence. En effet, vouloir faire plaisir à son partenaire, vouloir tout lui donner par Amour (ce qui est la plus noble des raisons) n’aura qu’un effet de bonheur à court terme. Rentrer dans le désir de l’autre alors que cela n’a aucun sens pour nous, favorisera la perte d’estime de soi, la perte d’autonomie et vous rendra certainement malheureuse sur le long-terme.
  • Motivation intrinsèque par les objectifs : nous montons d’un cran vers le bien-être car nous faisons les choses pour nous et non pour une personne extérieure. Les livres de développement personnel sont nombreux à vanter ces bénéfices. Nous nous fixons un objectif (vais-je supporter autant de coups de cravaches que telle ou telle soumise ? Vais-je réussir à être plus endurante ?) et nous mobilisons tous les moyens à notre disposition afin de l’atteindre. La plupart du temps, nous y arrivons et le sentiment de réussite qui nous envahit à ce moment-là nous fait enfin toucher du doigt ce qui se rapproche le plus du bonheur, mais pour combien de temps ? Et oui, ce bonheur auquel nous avons sacrifier tant de chose, quelle sera sa durée effective ? Qui se contente de ce qu’il a réellement sans déjà penser à un autre défi, un autre rêve ?
  • Motivation intrinsèque par le chemin : quelle est la meilleure façon de goûter au bonheur que le fait d’atteindre ses objectifs sur le long terme ? Et si nous décidions de faire nôtre cet adage qui explique qu’il n’y a point de chemin vers le bonheur car le bonheur est le chemin. En effet, revenons à nos coups de cravache et imaginons que nous avons balisé notre endurance en plusieurs étapes intermédiaires. Au lieu de restreindre notre vision au nombre de marques et de bleus sur notre corps, si nous faisions de chaque pensée ou chaque geste de soumission que nous pouvons avoir au quotidien une petite victoire sur le chemin du don de nous-même, donc une multitude d’instants de bonheur véritable ?

Finalement, une bonne soumise ou une bonne esclave n’est-elle pas celle qui vivra totalement en accord avec elle-même et ses désirs les plus intimes ? Ne se reconnait-elle pas à son bonheur tout simplement ?

Une réponse à DÉSIR DU MAÎTRE OU MOTIVATION DE LA SOUMISE

  • Je pense que la motivation intrinsèque par le chemin me correspond.
    Même si mon obéissance est plus importante pour Mon Maître que le nombre de coups de cravache que je peux supporter.
    Il m’a déjà puni très sévèrement et j’ai dû choisir un nombre de coups de cravache….il a vu que je me refusais à pleurer devant Lui lors de cette punition et il m’a reproché le nombre et le fait que je ne pleure pas.
    Je suis têtue donc je tiens mais je peux pleurer plus tard dans la soirée, sur une parole banale.
    Maintenant ça va mieux, je sais ce que Mon Maître veut, ce que je désire être pour Lui et c’est beaucoup mieux.
    Mon comportement est à l’image que je veux etre comme soumise….je réfléchis plus et c’est plus reposant pour moi.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *