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éducation positiveQuand on consulte les blogs, les groupes Facebook, les forums qui traitent du BDSM, il se dégage toujours le même schéma concernant l’éducation de la soumise. L’apprentissage ne peut se faire que dans la dévotion, la souffrance et la punition. Pour ma part, je préfère de très loin l’éducation positive. Pourquoi punir quand il est si simple de récompenser ?

Ainsi donc, point de salut pour une soumise. Que les choses soient claires dès le départ, pour elle, tout ne sera qu’obscurité, souffrance et punition. Une soumise n’est pas là pour faire ce qui lui plaît, ce qu’elle aime. Elle est au service de son Maître et doit donc se plier aux exigences de celui-ci. Le Maître, c’est celui qui tient la cravache, la soumise, elle, est juste bonne à la recevoir, tel un don de son Dieu qui daigne dans son infinie bonté, lui accorder quelques instants de son temps si précieux. Ce type d’éducation, dite à la française, en référence aux écrits de notre cher Marquis de Sade, fait l’unanimité dans le monde BDSM français. Un Maître est forcément sadique, la soumise est forcément maso. Ça tombe bien, cela conforte totalement le dogme.

Un monde de ténèbres

Imaginez une soumise qui prépare un bon repas pour son Maître et qui se fait punir parce qu’il manque la moutarde sur la table. Pensez vous que cela lui donnera envie de refaire un repas ? Imaginez vous au travail, on vous dit que si vous n’obtenez pas vos objectifs vous serez sanctionné(e) mais si vous y parvenez, vous n’aurez rien de plus. Cela vous donnerait-il envie de vous défoncer pour votre entreprise ? Si vous dites à votre enfant que s’il ramène de mauvaises notes il sera puni mais s’il en ramène des bonnes il n’aura rien. Croyez vous vraiment que cela va lui donner envie de faire le maximum ? A travers ces trois exemples, on comprend vite l’erreur d’une éducation basée que sur la punition.

Mais je pose quand même la question. Que se passe t-il si le Maître et la soumise ne sont pas adeptes du SM ? Doit-on se forcer à être ce que l’on n’est pas juste pour faire comme les autres ? Peut-on avoir une relation D/s basée sur autre chose que la souffrance de la soumise ? Peut-on être un Maître et bienveillant en même temps ?

Éducation positive

Je pratique l’éducation positive. Plutôt que de mettre l’accent sur les punitions, je préfère prendre l’option de la récompense quand Thysminia est sage ou par exemple, va au-delà de mes souhaits pour me satisfaire, et ce quel que soit le domaine. Ainsi, au lieu de passer mon temps à prendre la cravache, je prends la boite de bonbons, ou je lui propose de regarder un Disney avec elle, ou tout autre activité qui dans l’instant pourrait lui convenir. Cela inclut le sexe bien entendu.

Le but de ma démarche est de favoriser le renforcement de l’estime de soi, de la reconnaissance de l’être. Être soumise (ou esclave) ne veut pas dire que l’on pas le droit d’être appréciée pour ce que l’on est en tant que personne. La soumise à ainsi tout à gagner en apprenant à servir son Maître. On obtient beaucoup plus de résultat avec une carotte qu’avec un bâton.

Bien sûr, il m’arrive aussi de punir. Mais cela doit rester rare car l’absence de récompense est déjà en soit une punition.

Mettre les qualités et compétences de la soumise en avant plutôt que les défauts

Personne n’est nul. Nous avons tous des talents, des choses que nous savons bien faire. Les soumises ne font pas exception à la règle. Elles ont des compétences et un savoir faire qu’il faut savoir exploiter à chaque fois que cela est possible. Montrer à sa soumise à quel point on est fier du travail qu’elle fait pour nous est très valorisant pour elle. Il ne faut donc pas hésiter à la stimuler sur ce qu’elle sait faire de mieux.

Les progrès seront toujours plus importants si l’on met souvent les bonnes actions en avant plutôt que les erreurs ou les échecs. Du reste, dans la vie, il n’y a pas d’échec, il n’y a que des leçons qu’il faut savoir retenir. L’erreur, elle, est nécessaire, elle montre ce qui n’est pas maîtrisé mais elle ne doit pas avoir de coté négatif, car l’important ce n’est pas l’erreur en tant que telle. C’est dans la capacité à la comprendre pour ne pas la refaire que réside l’apprentissage. Et puis combien de grandes découvertes ont été faites suite à des erreurs ? On ne les compte plus !

Pour conclure

Vous l’aurez compris, je ne suis pas un adepte du SM. Ma vision du BDSM en général et de la D/s en particulier repose avant tout sur une relation basée sur la confiance, la bienveillance et surtout, beaucoup d’amour.

Même avec un couple SM on peut faire de l’éducation positive. Par exemple, pour sortir du cliché classique : « J’ai été très vilaine il faut me punir« . On peut placer la soumise dans une position plus valorisante en lui faisant dire : « Regardez Maître comme j’ai été sage. Ça mérite bien une bonne souffrance ?« . Dans les deux cas, elle va souffrir sauf que le deuxième c’est une récompense, et ça, ça change tout.

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