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Cette question est souvent posée. Comme beaucoup d’autres, elle n’a pas de réponse universelle. Tout dépend de ce que chacun recherche dans ce type de relation. Il ne faut pas oublier que chaque individu est unique. Chaque couple est donc unique. C’est donc à chaque couple de définir ensemble si l’amour à sa place ou non dans la relation.

Ma réponse sur ce sujet sera donc très personnelle. Elle repose sur ma perception propre du BDSM et surtout sur la façon dont je souhaite interagir avec l’autre. Pour moi, une relation est avant tout un lien affectif entre moi et la soumise ou l’esclave. Vous comprendrez donc que pour moi, non seulement l’amour a toute sa place, mais j’irais même au-delà en disant qu’il est indispensable.

Je serais totalement incapable d’avoir une relation sexuelle avec quelqu’un sans une forte dose d’affectif. C’est pour cette raison que les plans culs d’un soir, ou les histoires courtes ne m’intéressent pas. J’ai besoin de durée, de stabilité dans la relation. J’ai un besoin impératif d’avoir un échange affectif avec la personne et il faut que cet échange soit bilatéral. Je dois pouvoir me projeter dans l’avenir, sur le moyen et long terme.

Le besoin de soumission peut être très fort et pousser une femme à se donner partiellement ou totalement à une femme. Mais cette capacité de don peut être très largement décuplée par l’amour. Ce que l’envie de se soumettre ne peut obtenir le sera par l’attachement du cœur. L’amour est un moteur puissant qui permet de conduire la soumise au-delà de ses limites.

Certains diront que l’amour peut être un frein pour le Maître car cela altère sa perception des choses. Cet argument n’est pas faux. Il est certain que l’attachement peut parfois pousser le Maître à retenir ses ardeurs ou ses coups lors d’une séance envers sa soumise mais est-ce vraiment un problème ? Pas pour moi en tout cas. Mon esclave n’est pas une extension de ma vie, elle est ma vie, et mon épouse aussi. Il est donc impossible d’écarter le sentiment de la partie BDSM. Il n’est pas exclu qu’un jour j’ai une autre soumise, mais mon lien affectif avec elle sera tout aussi sincère et intense qu’avec Thysminia. Je les aimerais autant toutes les deux, mais différemment.

Pour moi, la relation BDSM ne se construit pas toute seule. Elle ne peut exister que si l’amour existe. C’est pour moi une condition non négociable.

 

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