Twitter
Abonnement

Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce blog et recevoir une notification de chaque nouvel article par email.

Je traîne souvent dans les groupes Fetlife et souvent j’y trouve des questions qui m’interpellent. Aujourd’hui, je vous en soumets deux qui viennent de la même personne.

LA FRANCHISE 

On parle souvent de franchise et d’honnêteté de la part de la soumise ou du soumis envers la Maîtresse ou le Maître. La réciproque est-elle toujours vrai ?

Cette question me parle. Elle fait référence au monde BDSM mais pourtant elle va bien au-delà. Elle vaut, en fait, pour toutes les relations humaines. L’honnêteté et la franchise peuvent-elles être à sens unique ?

Tout le monde se doute de la réponse et pourtant la question est loin d’être stupide. Combien de fois j’ai vu des soumises se faire rouler dans la farine pour cause d’aveuglement envers un dominant qui ne pense qu’a son petit confort ?

La soumission est un processus de transfert partiel de pouvoir. J’aime à le rappeler souvent car beaucoup de soumises l’oublient. Elles donnent à l’homme de leur choix une partie des droits qu’elles détiennent sur elles-mêmes. Ce transfert n’est pas illimité dans le temps. Il peut être rompu à tout moment. Je me plais aussi à rappeler que ce transfert est en principe, encadré par des limites qui normalement ont été clairement expliquées par la soumise et acceptées par le dominant.

Si au début, il a été clairement dit que le maître n’est pas obligé d’être sincère et honnête avec sa soumise, alors il n’est effectivement pas tenu de l’être et la soumise ne peut en aucun cas le lui reprocher. Elle n’est pas non plus obliger de poursuivre cette relation si elle réalise que cela ne lui convient pas. Cela vaut aussi pour le dominant qui peut mettre un terme à une relation si c’est son choix.

Maintenant, si le maitre s’est engagé à être lui aussi honnête et sincère envers sa soumise, ce qui est généralement le cas, alors il faut que la soumise se demande ce qui, pour elle, est le plus important. La confiance est une fonctionnalité vitale pour une relation D/s. Combien de temps une soumise pense-t-elle faire confiance à un homme qui ne tient pas ses promesses ? C’est un processus bien connu, on continue parce qu’on se dit qu’il va changer, mais au final, il reste le même.

Le BDSM fonctionne sur l’union de 2 personnes autour de valeurs communes. Cela est vrai pour le monde vanille également. Si l’honnêteté est importante pour l’une, elle doit aussi l’être pour l’autre. Dans le cas contraire, cela génère un déséquilibre qui ira crescendo et finira par plomber la relation. Chacun vivra dans son coin avec des règles différentes et incompatibles.

J’ajouterai que l’honnêteté est une chose très relative dans le BDSM. On peut en effet se poser la question dans le cas d’une relation ou l’un au moins est en position d’adultère. Que penser de l’honnêteté d’une personne qui ment à son conjoint à longueur de journée ? Ne commençons pas à exiger des autres une chose que nous ne sommes pas en mesure d’appliquer.

ACCEPTATION

Peux-on tout accepter de la Maîtresse ou du Maître même si la soumise ou le soumis n’aime pas de peur de le/la perdre ?

Comme expliqué dans la réponse ci-dessus, les limites sont fixées au début. Le maître par nature cherchera toujours à pousser sa soumise au-delà. Par contre, le bon Maître saura toujours jusqu’où ne pas aller car il est à l’écoute de la soumise.

Le fait qu’une soumise n’aime pas faire une chose est normal. C’est là que le dialogue joue pleinement son rôle. Le Maître doit rassurer, expliquer et surtout savoir prendre son temps. Certains processus sont longs. Avec un bon Dominant, la soumise finira par se laisser guider car elle saura qu’elle est en sécurité et surtout que si elle échoue, le Maître ne lui en tiendra pas rigueur et qu’il sera là pour la réconforter. Le risque de perdre son Maître est inexistant.

Si la soumise à peur de le perdre, c’est que déjà, elle n’est plus en confiance. C’est que la relation touche déjà à sa fin. On ne peut vivre heureux en ayant la peur permanente de perdre l’autre. C’est le début d’un engrenage fatal qui détruira la soumise.

Que peut-on penser qu’un dominant qui répudierai sa soumise au seul motif qu’elle refuse une pratique ? Même si les limites n’ont pas été clairement fixées au début de la relation il ne faut pas perdre de vue que la soumise n’est pas une esclave. Beaucoup de dominant l’oublient, beaucoup de soumises aussi.

On peut avoir peur de perdre l’autre par maladie, par accident, mais pas pour une sodomie refusée, ou toute autre pratique. Je comprends parfaitement qu’une soumise puisse rêver d’être un simple jouet sexuel entre les mains de son maître. Mais ce désir a ses limites, celles de la soumise car c’est elle qui subit et non le dominant.

En poussant à l’extrême, on peut se demander alors ce qui est le mieux pour une soumise, perdre son maître ou se faire défoncer par 30 types dans un gang-bang ? Certes, vous allez me dire qu’il y a des soumises qui aiment ça, mais personnellement, je n’en connais pas. Le maître doit apporter la sérénité à la soumise, non la peur.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *