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Le BDSM est comme la vie elle-même. Il est semé d’embûches de toutes sortes dont la seule mission est de nous pousser vers l’échec. Mais cet échec n’est pas une fatalité. Il peut parfaitement laisser sa place à la réussite. Mais cela ne dépend que de nous et notre capacité à voir les choses en face et à les accepter. C’est facile à dire mais beaucoup moins à faire.

Il n’y a pas d’âge pour se livrer à un exercice d’introspection. La seule condition requise est l’honnêteté envers soi-même. Se poser des questions n’a aucun intérêt si l’on y répond pas avec franchise. Si vous considérez que vous mentir est une action acceptable, alors vous ne saurez jamais qui vous êtes, et donc vous ne trouverez jamais votre véritable place dans ce monde. Cela n’a rien à voir avec le BDSM, c’est la vie qui est ainsi.

Pour savoir où est notre place et où nous devons aller, il est impératif de savoir qui l’on est et d’où l’on vient. Si vous avez l’impression de tourner en rond, de ne pas être vraiment vous, de ne pas être à votre place, c’est qu’il est temps pour vous de subir l’épreuve du miroir.

Mais avant de commencer la séance de torture mentale, une petite définition s’impose.

L’introspection (du latin « introspectus ») désigne l’activité mentale que l’on peut décrire métaphoriquement comme l’acte de « regarder à l’intérieur » de soi, par une forme d’attention portée à ses propres sensations ou états.

Trouver les origines

Le BDSM n’est pas un monde dans lequel on entre par hasard. Il y a forcément une raison qui nous a poussé à prendre ce chemin, à ouvrir la porte, et surtout à rester dans les lieux. Il faut alors savoir se poser les bonnes questions, et surtout savoir y répondre en toute sincérité.

C’est la première étape de l’introspection. Comprendre qu’il faut se poser des questions est le point de départ indispensable du processus.

Même si vous ne réalisez que maintenant votre attirance pour cet univers, les signes avant-coureurs sont eux bien plus anciens. Souvent, ils remontent à l’enfance ou l’adolescence. C’est le moment de faire travailler sa mémoire. En effet, on ne devient pas Dominant ou soumise comme ça du jour au lendemain. On ne se lève pas le matin en se disant, à compter d’aujourd’hui, je serais un Maître ou une soumise. La motivation de ce type de comportement est bien plus profonde, enfouie dans les recoins de notre psyché. Il nous incombe alors de les trouver pour les comprendre et ainsi apprendre qui nous sommes vraiment.

Cette recherche des origines peut s’avérer longue et parfois même assez douloureuse. Il n’est pas rare que nos penchants soient liés à des événements douloureux de notre enfance.

C’est là que l’on commence à prendre des notes, à essayer de raviver les souvenirs, les remettre dans le bon ordre chronologique afin d’en découvrir le fil conducteur. Si l’exercice est facile à 20 ans, il l’est nettement moins à 40 voire 50 ans.

Trouver son camp

Dans le BDSM, tout comme dans Divergente, il faut trouver sa faction. Dominant, Soumis, Switch. Il faut choisir de quel côté de la cravache vous vous sentez le plus à l’aise. L’heure est venue pour vous d’assumer vos penchants. Dans un premier temps, l’important n’est pas de pouvoir en parler avec d’autres, votre priorité du moment est de pouvoir vous le dire en face, dans le miroir, sans avoir un sentiment de culpabilité. Vous n’avez qu’un seul ennemi à affronter et ce méchant qui veut votre perte c’est vous. Vous allez commencer à vous battre contre votre éducation, contre les règles morales que l’on vous a mises dans le crane depuis votre toute petite enfance. Vous allez devoir accepter que certaines règles ne soient pas ou plus faites pour vous. Vous allez devoir comprendre que l’heure est venue pour vous de faire vos propres lois.

C’est à ce moment que le changement de cap commence à se poser. C’est à ce moment que les questions deviennent si nombreuses que vous n’avez plus d’autres solutions que d’aller chercher les réponses ailleurs.

Trouver de l’aide

L’introspection est un travail sur soi. Mais cela ne veut pas dire que l’on peut le faire jusqu’au bout tout seul. Certains y parviennent mais il faut bien reconnaître que ce n’est pas la majorité. Heureusement, de nos jours, Internet est là pour nous faciliter la vie.

De nombreux sites sont dédiés aux BDSM. Trouver de réponses devient du coup plus facile. Mais il peut aussi arriver que cela ne suffise pas. Il ne faut pas hésiter alors à faire appel à des professionnels. L’assistance d’un psychothérapeute peut s’avérer très utile. Vous pouvez en trouver dans votre ville ou sur Internet. Les consultations en ligne sont de plus en plus fréquentes.

Trouver une voie parallèle

Le plus dure c’est quand vous comprenez que certains types de relations ne sont pas dans votre axe. Le pire, c’est quand la révélation arrive alors que vous êtes déjà en couple, vous avez un(e) conjoint(e), des enfants. Là vous voyez le piège qui se referme sur vous. On ne détruit pas une famille comme ça. Même si selon moi la meilleure démarche reste le dialogue, je me garderais bien vous donner le moindre conseil. Chaque cas étant unique, il n’est pas possible de faire de conseil générique. Là encore, l’aide d’un spécialiste, un thérapeute, peut s’avérer très utile.

 

3 réponses à INTROSPECTION

  • Je n’avais pas lu ce chapitre…
    J’ai su entre 14/15 ans que j’avais des besoins sexuels…et qu’ils seraient en tant que soumise.
    J’ai découvert cette envie en feuilletant des livres érotiques de mes parents en cachette… où des femmes étaient attachées et subissaient des actes sexuels contraintes.
    J’ai décidé de laisser parler mes envies en 2008 après 14 de relation vanille où j’ai fini par m’ennuyer….
    Depuis 10ans, j’ai eu des aventures Bdsm, j’ai fait beaucoup de pauses entre-temps pour mieux discerner mes envies. Je n’ai eu qu’une seule relation sérieuse de plusieurs mois qui m’a permis d’approfondir ma soumission, de la vivre comme je le voulais mais voilà un  » couac » est survenu et je me retrouve seule après avoir pris la décision de rompre…
    Je vais prendre le temps de réfléchir, en ne me précipitant pas car je ne suis plus sûre de savoir si les relations D/s sont pour moi?!
    Cordialement,
    Galathee

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