Twitter
Abonnement

Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce blog et recevoir une notification de chaque nouvel article par email.

Dans notre monde BDSM, il existe un statut susceptible de faire rêver et fantasmer beaucoup de personnes et plus particulièrement les fans de John Norman et de son univers issu des Chroniques de Gor. Il s’agit de La kajira. Mais que cache vraiment ce mot aux consonances si exotiques qu’il paraît représenter pour certaines et certains le must de la condition de soumise ? Qui sont ou plutôt que sont les kajirae goréennes ?

Tout d’abord, il faut savoir que le terme kajira se traduit en langue goréenne par esclave. Donc, dans le monde de Gor, une kajira n’est pas considérée comme un être humain mais comme une chose, un meuble ou un animal possédé par quelqu’un et n’ayant aucun droit ni bien.

Elle a été dressée et éduquée depuis sa naissance pour cela et il ne lui viendrait jamais à l’idée de s’insurger, se rebeller ou même hésiter à obéir contre un état de fait jugé comme naturel et dans l’ordre des choses pour tous et toutes. Elle ne fera même pas semblant d’être heureuse pour s’adapter à ce mode de vie car les kajirae trouvent leur voie et leur bonheur dans le fait de servir leur Maître ainsi que tous les Libres avec lesquels elles seront en contact. Il y va de l’honneur de leur propriétaire et si quiconque venait à se plaindre du comportement d’une kajira récalcitrante, la punition de celle-ci pourrait aller jusqu’à la peine de mort.

Ce qui, dans l’absolu, n’arrive jamais car il n’est pas dans l’intérêt d’un Maître de tuer son esclave ou de la voir malheureuse au point qu’elle risque d’être ingérable. D’ailleurs les seules qui pourraient avoir ce genre de comportement ne sont pas originaires de Gor (elles sont nées dans cet univers et c’est leur vie) mais de la planète Terre. Aussi pour couper court à toutes velléités de ce genre, elles seront dressées, matées et conditionnées à accepter leur nouveau rôle docilement. C’est le Maître qui s’occupe du dressage ensuite, et seulement lorsque cette étape aura été acquise et intégrée par l’esclave, elle pourra être éduquée par une autre kajira plus instruite que les autres à tenir son futur rôle.

Alors en quoi consiste l’éducation d’une kajira ? Cela dépend beaucoup du rôle qu’elle aura à jouer au service de son Maître car il existe toute sorte de kajirae mais en général la base est plus ou moins la même. Elle devra apprendre à faire le service, le ménage, la cuisine, puis en fonction de sa beauté et de son intelligence elle apprendra à plaire, à danser, à chanter, à baigner et masser celui qu’elle sert, à faire l’amour, à donner du plaisir et en recevoir et certaines peuvent même être très instruites. Elle apprendra à utiliser son corps et surtout à aimer donner et recevoir du plaisir car les Maîtres de Gor veulent des esclaves prêtes à tout pour connaître le plaisir et la jouissance. Plus elles sont dépendantes du sexe, mieux c’est.

Maintenant venons-en aux différentes kajirae existant sur Gor. D’abord, on en différencie deux grands types qui sont la kajira de tour et celle de plaisir. Toutes deux définies par leur fonction et leur éducation en sachant que les ordres du Maître primant sur le reste, il est possible que la kajira de plaisir (la plus éduquée) puisse se retrouver du jour au lendemain à effectuer les tâches de celle de la tour. Dans tous les cas vous devez savoir que l’esclave de la tour est une esclave domestique qui se chargera des tâches et des corvées de la maison selon l’endroit où elle se trouve. Elle se reconnaît principalement au fait qu’elle sert les cuisses fermées et cela même en présence des hommes.

L’esclave des plaisirs, quant à elle, se reconnaît au fait que son service se fait cuisses ouvertes. Comme son nom l’indique elle est là principalement pour le plaisir des hommes et le plus souvent son éducation se sera faite dans ce sens.

Il existe également une autre distinction en terme de couleurs parmi les kajirae, en effet John Norman évoque les soies blanches ou les soies rouges dans ces chroniques et il s’agit principalement de savoir si une kajira est vierge ou non. Il est claire qu’une kajira parfaitement éduquée, docile et arborant le ruban soie blanche des vierges représente une grande valeur pour son propriétaire qui pourra la revendre plus cher (ou en profiter lui-même d’ailleurs). Celles-ci sont relativement mieux protégées que les soies rouges qui peuvent être utilisées par tous les Libres qu’elles croiseront sur leur chemin.

Venons-en maintenant aux principales règles définissant la relation Maître/kajira dans le monde goréen :

  • Une kajira ne s’installe jamais sur un siège, elle ne mange pas à table ni debout, et passe encore moins la nuit sur le lit avec son Maître. Pour toutes ces choses, en tant qu’être animalisé, elle sera au sol et la nuit sur une petite natte avec une couverture au pied du lit de Celui qu’elle sert. De plus, elle se tient toujours à la gauche de son Maître que celui-ci soit assis ou debout. En effet le monde de Gor étant particulièrement violent et les combats à l’épée pouvant survenir à n’importe quel moment elle ne doit pas gêner les mouvements de son propriétaire.
  • A moins d’une demande expresse de son Maître, une kajira est conditionnée à baisser le regard devant tous les Libres qu’elle croise.
  • Une kajira doit savoir tenir sa langue et ne peut être ni grossière ou injurieuse. Si cela arrivait elle pourrait se voir privée de parole, bâillonnée ou même avoir la langue tranchée pour cela.
  • Une kajira n’a pas droit à l’erreur. Que ce soit pendant le dressage ou après on attend d’elle la perfection et le monde de Gor n’a aucune pitié pour celle qui se trompera dans la tâche qui lui est dévolue.
  • Bien évidemment, une kajira ne possédant rien ne peut avoir d’intimité ou de secrets vis à vis de son Maître. Elle doit tout dévoiler d’elle à Celui qui la possède jusqu’à se fantasmes les plus inavoués et ses désirs les plus cachés. Dans le même esprit mentir serait encore plus grave et pourrait lui valoir une punition à la hauteur de son forfait.
  • Dans tous les cas, une kajira évitera plus que tout de déplaire à son Maître ou au Libre qu’elle doit servir. Et si cela devait quand même arriver, elle doit accepter toute punition qui lui sera infligée par Celui-ci. En effet, que celle-ci soit juste ou pas, gratuite ou justifiée, une kajira n’a rien à y redire. Elle peut être punie n’importe quand et par n’importe quel libre et elle a été conditionnée pour l’accepter. Dans le pire des cas, la mort, elle devrait même être capable de tendre la gorge pour faciliter le travail de son bourreau.

Et si nous revenions à la vraie vie et au BDSM, peut-on être une kajira dans notre univers ? Bien sûr mais avec quelques différences. Même si les chroniques de Gor sont un monde fantasmatique qui peut nous faire rêver (je serais toujours romanesque et romantique), il y a quand même quelques petites choses que je ne me verrais pas vivre en réel (hihihi).

La principale se trouvant dans ces simples mots : le consentement.

Dans la vraie vie, les kajirae ont donné leur consentement pour ce mode d’existence. Il s’agit d’un choix conscient et éclairé et elles peuvent le stopper à la minute où elles le décident. De même, il ne faut pas oublier qu’elles ont choisi leur Maître ce qui n’est absolument pas le cas dans les romans de John Norman ensuite, comme pour toute pratique, il s’agit d’un mode de vie que chaque couple aura mis en place en fonction de ses envies, désirs et limites et je reconnais que même si j’ai beaucoup d’admiration pour celles qui ont choisi cette servitude, j’aime trop me faire câliner en tant que Little pour me lancer dans cette aventure à la mode goréenne.

Une réponse à KAJIRA – UN STATUT PARTICULIER DANS LE BDSM

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *