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soumiseDans l’article SOUMISE : DU FANTASME A L’ACTE, je vous ai parlé de la différence entre le fantasme de soumission et la réalité. Aujourd’hui, je vais vous parler de la soumission dans le monde réel. Depuis la sortie de la trilogie 50 nuances de Grey, il faut bien reconnaître que les adeptes de la soumission arrivent de tous les cotés mais hélas avec la plus part du temps, une vision très déformée de la réalité.

Je vais aborder certains aspects du BDSM qui risquent de mettre votre volonté à très rude épreuve.

 

L’obéissance

Cela peut sembler idiot à dire, mais la base d’une relation de Domination / soumission (D/s) est l’obéissance de la soumise à son Maître. Dit comme ça, cela peut sembler évident. Sauf que de nos jours, obéir sans discuter ne va pas de soi, bien au contraire et surtout pour une femme.

Depuis quelques temps, le féminisme exacerbé de certaines poussent bon nombre de femmes à ne plus dire oui à tout. Je suis le premier à m’en réjouir sauf que du coup, pour ces femmes cela devient plus difficile de dire OUI devant un Maître. Le conditionnement généré par les médias, les réseaux sociaux, la société fait que la règle de base de la relation D/s est loin d’être une évidence quand on arrive dans le monde BDSM.

Obtempérer même à un ordre simple peut poser problème à beaucoup. En fait, souvent, la soumise ne comprend pas l’utilité de l’ordre et cherche le pourquoi du comment. Au début de la relation, il n’y a pas forcément une raison, le but du Maître étant de tout simplement tester la capacité d’obéissance de la soumise, en donnant des ordres simples et sans aucun danger.

Pour éduquer, il faut d’abord évaluer le niveau de la soumise. Pour les toutes débutantes, c’est plus qu’une nécessité. Beaucoup d’entre elles ont une idée du BDSM totalement déformée. La première étape du dressage va donc consister à les confronter au principe de réalité d’une relation D/s. Le Maître ordonne, la soumise obéit.

Chaque Maître a ses goûts, ses manies, il va donc modeler la soumise selon ses propres critères. Comme chacun le sait, le diable se cache dans les détails. Ces détails vont consister à faire les choses, prendre les poses, et apprendre à réponde au Maître d’une certaine façon. Obéir devient alors une capacité qu’il faut maîtriser très vite pour l’apprentie soumise.

L’intimité

Une femme a son intimité, et je ne parle pas que de l’aspect sexuel de la chose. Elle a son jardin secret, comme tout le monde, que l’on soit homme ou femme, BDSM ou vanille. Hors cette intimé dans une relation D/s n’a pas lieu d’être car la soumise doit être un livre grand ouvert que le Maître doit pouvoir consulter à la page qu’il veut à tout moment.

Du coup, parler de certaines choses peut très vite devenir très dur pour certaines voir même limite traumatisante. Pourtant, pouvoir se confier sans aucune réserve à son Maître est un des devoirs fondamentaux de la soumise. On se heurte très vite à une forte résistance car se mettre à nue psychologiquement devant quelqu’un est tout sauf quelque chose de facile.

Pour ma part, afin de faciliter cette démarche, je demande que mes esclaves remplissent un journal quotidien. Elles y mettent leurs ressentis, leurs questionnements, leurs doutes, leurs joies. Tout ce qui constitue leur vie émotionnelle de la journée. L’avantage du journal, c’est qu’il peut se faire au calme, et surtout hors de la présence du Maître. Il plus facile de se laisser aller à la confession quand on est au calme, à l’écart.

La sexualité

Le sexe est lui aussi source de problèmes. En effet, certaines pratiques comme la masturbation par exemple, relève de l’intime. Le faire devant quelqu’un n’est pas forcément une évidence.

Contrairement à une idée largement répandue, surtout chez les hommes, les soumises novices ne sont pas toutes des actrices pornos aptes à se faire défoncer de tous les cotés comme des chiennes. La plus part ont une sexualité tout ce qu’il y a de plus classique. Du coup, la sodomie, la fellation, le cunnilingus sont des pratiques qui peuvent fortement perturber les soumises novices, surtout si elles ont eu une vie tranquille jusqu’ici.

Dans le même registre, toutes les soumises ne sont pas forcément maso. Et il en est de même pour les dominants. Personnellement, je ne suis pas du tout SM, mes deux esclaves non plus et c’est très bien ainsi.

Si la soumise aime souffrir ou souhaite découvrir le SM, ayez le bon sens d’y aller progressivement et ne vous lancez pas dans des pratiques à risques que vous ne maîtrisez pas. Je rappelle que le Maître est le garant de l’intégrité physique et morale de sa soumise.

LE VOCABULAIRE

Le vocabulaire du BDSM est assez fleurie pour ne pas dire carrément vulgaire. Il faut bien comprendre que certains mots n’ont pas la même signification suivant la personne qui les prononce. Se faire traiter de pute par son Maître n’a pas le même impact que de se faire traiter de pute par un collègue sur son lieu de travail. Dans le monde BDSM, il faut bien comprendre que certains mots ne sont pas des insultes lorsqu’ils émanent du Maître.

Dans notre monde, la fonction première de la soumise est de servir son Maître, à commencé par le sexe. Elle est le jouet de son Maître et ce dernier peut donc l’appeler comme bon lui semble.

Le vocabulaire fleuri du BDSM peut porter à confusion et être source de méprises regrettables. Alors mesdames les soumises novices, avant de monter sur vos grands chevaux, comprenez que vous êtes dans une relation D/s, vous êtes là pour servir et être utilisé(e)s comme bon semble au Maître. S’il veut vous traiter comme sa pute, alors vous serez sa pute et vous devrez en être fier(e). Dans ce contexte, le mot pute n’a rien de péjoratif ou offensant, il doit être considéré comme une récompense, un honneur, une décoration.

LE PROTOCOLE

Le vouvoiement

Comme toutes les communautés, le BDSM est régie par des règles plus ou moins implicites. Parmi elles, il y a le vouvoiement. La tradition veux qu’une soumise vouvoie les dominants en toutes circonstances. Personnellement, j’ai du mal avec cette règle car dans les BDSM, elle fonctionne à sens unique. Le Maître lui, tutoie les soumises. En ce qui me concerne, j’exige que les soumises me vouvoient. Mais de mon coté, je ne me permettrais jamais de tutoyer une soumise sans sa permission. Pour moi, le vouvoiement est une forme de politesse qui doit s’appliquer dans les deux sens, comme dans le monde vanille.

Maître ou monsieur

Comment appeler un dominant ? Voila l’éternel question. Pour moi, et cela n’est que mon avis, je considère que le terme Monsieur convient parfaitement. En effet, appeler un dominant Maître pourrait laisser croire qu’il est le votre. Hors ce n’est pas la cas. Le mot Maître doit être réservé à votre Maître et personne d’autre.

Le collier

Il est la marque d’appartenance. Quand une soumise le porte, tous les Maîtres ou Dominants savent qu’elle appartient à quelqu’un. Il est généralement remis au début de la relation. Pour ma part, je l’offre lorsque la relation est stabilisée, c’est à dire au bout de quelques mois. Ce délai s’explique par le fait que le collier que j’offre est gravé au nom de l’esclave. Il faut que l’esclave et moi même soyons tous les deux certains de notre engagement l’un envers l’autre.

LA MECONNAISSANCE DU CONTEXTE

Beaucoup de soumises arrivent dans le monde BDSM sans même savoir ce que c’est et cherchent dès le départ à rencontrer un Maître. Je trouve cette façon de faire assez dangereuse. Le fait de vous sentir soumise ne vous dispense pas de faire des recherches sur Internet afin de savoir ou vous mettez les bien, c’est une question de bons sens et surtout de sécurité.

Il y a énormément de blogs de soumises, de Maîtres, ou de sites expliquant en détails ce qu’est le BDSM. Alors n’attendez pas qu’un désastre vous tombe dessus, renseignez vous, demandez conseil à d’autres soumises, à des Maîtres, mais ne restez pas dans le noir, allumez la lumière.

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