Twitter
Abonnement

Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce blog et recevoir une notification de chaque nouvel article par email.

Les relations BDSM et/ou DDLG sont des relations humaines et comme toutes les relations, elles ne peuvent s’épanouir que si elles reposent sur 3 piliers fondamentaux : le respect, le dialogue et la confiance. Si vous détruisez ne serait-ce qu’un seul de ces piliers, votre lien deviendra immédiatement bancale, il servira l’un en détruisant l’autre.

LE RESPECT

Le respect est un terme faste qui peut prendre une signification très différente d’une personne à l’autre. Alors pour éviter toute confusion et mauvaise interprétation, voyons ce que nous dit le dictionnaire :

respect :
nom masculin / (latin respectus)
Sentiment de considération envers quelqu’un, et qui porte à le traiter avec des égards particuliers ; manifestations de ces égards : Manquer de respect à quelqu’un.
Sentiment de vénération envers ce qui est considéré comme sacré : Le respect des morts.
Considération que l’on a pour certaines choses : Le respect de la parole donnée.
Ref: http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/respect/68670

Maintenant que le décor est posé dans les grandes lignes, nous devons apporter quelques précisions. Le respect est un sentiment qui ne peut fonctionner que dans les deux sens. En effet, quand on parle de respect, on pense toujours que c’est par rapport à l’autre. Mais cette vision est fausse car le respect est un sentiment qui commence d’abord par soi même. On ne peut respecter l’autre si l’on ne se respecte pas soi même.

LE RESPECT DE SOI

Le respect de soi est un concept qui est loin d’être évident, car pour se respecter, il faut d’abord s’aimer, et surtout, savoir se poser les bonnes questions vis a vis de l’autre et de soi. Se respecter, c’est savoir que ce l’on accepte et ce que l’on refuse. Se respecter c’est aussi ne pas infliger à l’autre, ce que l’on n’aimerai pas subir soi même. Il y a une notion de limites que l’on se fixe et qui vont définir notre personnalité et la façon dont on va se comporter avec les autres. Cette construction ne se fait pas d’un coup de baguette magique. C’est le fruit de notre éducation, de notre vécu. Mais heureusement, il est toujours possible de le corriger si on le souhaite.

Se respecter soi même est une chose indispensable et aussi un comportement à transmettre à la soumise, esclave ou Little par le Maître, car c’est lui qui est censé montrer l’exemple.

LE RESPECT DE L’AUTRE

Respecter l’autre, c’est l’accepter pour ce qu’il est. Accepter ne veux pas dire être d’accord, accepter c’est partir du principe que l’autre peut être différent et que cette différence n’a pas a être rejetée si elle ne nous enlève rien. Je vais prendre un exemple qui a fait beaucoup parler : le mariage pour tous. Beaucoup de gens sont descendus dans la rue pour manifester contre. Mais pourquoi ? Le mariage pour tous n’enlève rien aux couples hétéros, il ne supprime aucun droit. Cette loi dit juste qu’il y a d’autres combinaisons possibles que un homme et une femme, rien de plus. Le respect, c’est accepter cette différence car elle ne nous enlève rien, elle ne nous prive de rien, par contre, elle permet à d’autres de s’aimer au grand jour et d’avoir les mêmes droits que nous.

Rejeter quelqu’un au seul motif qu’il n’est pas comme nous, ce n’est pas du respect, c’est de l’intolérance, voir de la haine. Pensez vous sincèrement que ce soit la meilleur voie ? Cela pose aussi une autre question. En règle générale, en psychologie, quand on déteste une personne qui ne nous a rien fait uniquement pour ce qu’elle est, c’est parce que l’image que la personne nous renvoie fait résonance avec quelque chose en nous, conscient ou inconscient, que nous ne parvenons pas à gérer. Alors quand cette situation se produit, la vraie question qu’il faut se poser est : qu’est-ce qui en moi rentre en conflit avec que qu’est cette personne qui me dérange tant. Vous devez comprendre que le problème n’est pas l’autre, mais vous. L’autre va bien car il est dans son axe, vous, vous êtes en souffrance car vous ne l’êtes pas et cette personne vous le montre et vous le fait ressentir avec force.

LE CONSENTEMENT

Ce mot est très à la mode en ce moment. Il fait pourtant bien parti du respect de l’autre. Le but est de ne rien faire qui implique l’autre sans l’autorisation éclairée de l’autre. Qu’est ce que cela veut dire ? Prenons un exemple. Vous décidez de vous livrer à une nouvelle pratique, par exemple, la douche dorée. Vous devez d’abord expliquer à votre soumise, esclave ou Little en quoi ça consiste, comment vous comptez le faire, quels sont les risques, a quel moment vous allez le faire, etc. Vous devez impérativement avoir l’accord de l’autre pour passer à l’acte. Pour l’esclave, ce consentement est acquis au début de la relation. Il n’est donc pas nécessaire de demander à chaque fois.

Si au dernier moment, vous décidez de changer la donne en filmant la scène, vous devez à nouveau demander l’accord de votre partenaire en précisant bien quel usage vous comptez faire de cette vidéo. Ne pas respecter ces règles risque de vous coûter cher plus tard. On ne sait jamais comment évolue une relation.

Maintenant, il faut aussi faire la part des choses. Dans le cadre d’une relation BDSM et/ou DDLG, étant donné que nous sommes clairement dans le cadre d’un lien Dominant / dominée, le consentement peut ne pas être systématique. En effet, un Maître ne va pas passer son temps à demander sans cesse son accord à sa soumise à chaque fois qu’il fait quelque chose qui sort du cadre prédéfini de la relation. Le rôle du Maître étant de faire sortir sa soumise de sa zone de confort pour progresser, il ne peut le faire que s’il a les mains libres pour cela. Dans ce type de fonctionnement, le consentement est considéré comme acquis à partir du moment ou la soumise et/ou Little accepte le collier de son Maître. Pour l’esclave, on part du principe que le consentement est donnée sans aucune limite au début de la relation.

LE DIALOGUE

Vous viendrait-il a l’idée de vivre avec quelque sans jamais lui parler ? Et quand je dis parler, comprenez discuter de choses importantes ou pas, qui vous tiennent à cœur ou pas, qui vous font rire ou pleurer. Bref, pourriez vous vivre avec quelqu’un sans jamais échanger, partager vos émotions ? Je crois que je ne prends pas de risque en disant que vous allez répondre non. Et bien c’est normal. Un couple sans dialogue n’a aucun avenir. Une relation quelle qu’elle soit ne peut durer sans dialogue.

Dans une relation BDSM et/ou DDLG, le dialogue est encore plus indispensable car nous sommes ici dans un lien très particulier. Une femme cède tout ou partie du pouvoir qu’elle détient sur elle même à un homme, dont elle fait son Maître. Un tel schéma implique une complicité extrême entre les deux. Cette intimité a besoin de mots pour s’exprimer. Cela peut se faire à l’oral, lors de discussion, par la voie et/ou visio quand on est séparé. Cela peut se faire aussi par l’écrit, que ce soit par texto, un journal intime, etc.

A CHACUN SON MODE

Tout le mode n’ a pas le même aisance sur tous les supports. Certains seront plus dans la parole et d’autres dans l’écrit. Par exemple, Thysminia est dans l’écrit. J’ai donc décidé de lui faire écrire un journal personnel pour qu’elle puisse formuler ses ressentis.

Il est important de bien cerner le média qui convient le mieux à chacun pour que le dialogue se fasse dans la plus grande harmonie possible.

A CHACUN SON MOMENT

Outre le support, certains sont plus du matin, d’autre du soir, d’autres encore préféreront le moment du repas. La encore, il est important de bien choisir les moments dédiés à la discussion.

Dans une relation D/s, le Maître peut parfaitement reporter un moment de dialogue pour toutes sortes de raisons. Cela ne doit pas porter à préjudice. Par contre, un Maître ne peut pas refuser le dialogue en permanence. Il ne rend pas service à sa soumise, mais en plus il met en péril la relation.

LA CONFIANCE

Contrairement au respect, ce n’est pas un dû. La confiance, c’est comme le dialogue. C’est quelque chose qui doit se construire au quotidien sur le long terme. C’est aussi le bien le plus fragile du couple. Il met des mois, des années à se développer mais peut disparaître en un seconde de façon définitive.

Dans le cadre d’une relation Dominant / dominée plus que dans un couple normal, la confiance est indispensable pour que ça fonctionne. Mais elle ne se décrète pas. Il ne suffit pas de dire tu dois me faire confiance pour que ça marche. La confiance est une chose qui se mérite. Nous devons prouver par nos actes que nous sommes en parfaite adéquation avec nos paroles. Cela vaut pour le dominant et la dominée. Cette osmose ne peut se construire que par la dialogue. Pour faire confiance à quelqu’un, il ne suffit pas de le regarder agir, il faut aussi le connaître, dans ses moindres recoins. Le dialogue est donc indispensable pour construire la confiance.

Pour gagner la confiance de l’autre, beaucoup n’hésite pas à mentir. Ils pensent que c’est une solution rentable. Elle peut l’être sur le court terme, mais sur le long terme, cela se soldera toujours par un échec cuisant. Mentir, c’est construire une maison sans fondation. A la première tempête, tout s’écroule.

Au tout début d’une relation, il ne faut pas avoir honte de chercher à vérifier certaines choses par soi-même. C’est ainsi que se construise les fondations. Il ne faut pas, par contre, tomber dans l’excès et chercher à toujours vérifier tout ce qui dit l’autre. En agissant ainsi, vous empêcher la confiance de s’installer, Pire, vous introduisez le doute de façon permanent dans le couple ce qui vous conduira droit au désastre.

Je pense que la meilleure façon d’installer la confiance dans une relation, c’est la stratégie de la transparence. Pour ma part, je ne cache rien à mon esclave/Little. Elle a un accès libre à mon smartphone, mon ordinateur et réciproquement. Elle peut me géolocaliser à tout moment quand nous sommes séparés. Si elle veut savoir quelque chose, il lui suffit de demander. De son coté, elle me raconte tout ce qu’elle fait. Si d’aventure, elle venait à faire une chose que de réprouve, je sais qu’elle viendra se confesser d’elle-même. C’est ainsi que nous fonctionnons car nous avons une confiance totale l’un envers l’autre.

Une relation est quelque de chose de fragile. Il faut l’entretenir au quotidien, la faire grandir. Elle a besoin de transparence et d’intégrité. Respect, dialogue et confiance sont selon moi les trois piliers fondamentaux d’une relation saine et épanouie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *