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Les sanctions font parties intégrantes du BDSM. Elles jalonnent la vie des Maîtres, des soumises et des esclaves. Mais avant de continuer et pour éviter tout malentendu, un peu de vocabulaire.

Le mot sanction dans l’esprit de beaucoup de personnes raisonne de façon négative. Mais c’est une vision déformée du mot. Un petit tour par le dictionnaire Larousse nous montre que le mot sanction peut avoir 2 sens totalement contradictoires.

La sanction est l’acte d’une autorité quand elle valide une action. Par exemple, quand vous terminez vos études en terminale, vous passez un examen. Si vous avez les notes requises, vous obtenez votre BAC. Ce diplôme sanctionne vos études et vous ouvre les portes de l’université.

La sanction est aussi l’acte d’une autorité qui condamne un comportement. Si vous roulez trop vite, la police, représentation de l’autorité de l’Etat vous sanctionne en vous mettant une amende et plus si affinité.

J’aurais pu appeler cet article Punition, mais je ne voulais pas aborder que l’aspect négatif. Pour moi, le BDSM ne consiste pas uniquement à punir. Il doit aussi et surtout récompenser quand tout va bien et que la soumise répond aux attentes de son Maître. Sous un même terme, nous avons donc bien 2 façons d’agir.

Les récompenses

C’est de très loin la partie que je préfère. Comme je me plais à le dire, une bonne soumise est une soumise que l’on n’a pas besoin de punir car elle obéit à son Maître et lui donne toute satisfaction. Même si cela devrait dans l’absolue constituer le quotidien de la soumise, y parvenir n’est pas chose facile. Les embuches ne manquent pas. Si l’on veut que la soumise aille de l’avant, il faut donc la stimuler et comme toute chienne digne ce nom, rien ne faut la petite friandise qui vient gratifier un bon travail.

Après chacun donne la forme qu’il veut à cette friandise. L’important est de ne pas l’oublier. Quel intérêt une personne peut avoir à s’améliorer si cela ne lui apporte rien ? On peut le formuler autrement. S’améliorer chaque jour ne sert-il qu’à éviter la punition ? Rentrer dans cette logique est extrêmement destructeur. On ne donne jamais le meilleur de soi avec la peur du bâton. Le meilleur ne s’obtient que si la récompense et la reconnaissance du Maître sont au bout.

La récompense ne doit pas être systématique car elle devient banale et donc sans valeur. Elle doit être en adéquation avec les efforts et les progrès réalisés. Même si la soumise échoue alors qu’elle y a mis tout son cœur et toute son énergie, il ne faut pas la laisser de se décourager. Une petite récompense pour sanctionner ses efforts est alors très pertinente.

Les punitions

Elles font parties intégrantes du BDSM. On peut lire un peu tout et n’importe quoi sur ce sujet et c’est normal. Comme tout ce qui touche à l’intime, chacun a sa propre perception des choses. Ce qui peut être normal pour l’un peut être totalement inacceptable pour l’autre. C’est pour cette raison qu’il faut faire preuve de beaucoup de prudence quand on parle de la nature de la punition et de ses limites. En fait, en la matière, c’est vraiment entre le Maître et sa soumise que les limites doivent se fixer, en sachant que pour la soumise, son statut ne veut pas dire qu’elle doit tout accepter, car même avec la meilleure volonté du monde, son corps a ses limites et son esprit aussi.

La punition est là pour sanctionner un manquement de la soumise. Elle doit être appropriée et à la mesure de la faute commise. On ne donne pas 50 coups de cravache sous prétexte que la soumise a mis 1 sucre au lieu de 2 dans le café de son Maître. Une punition n’a de valeur que si elle a une vertu éducative. Punir sans expliquer ne sert à rien. Punir pour tout et n’importe quoi à longueur de journée n’aura aucun effet positif sur la soumise à part la convaincre de se sauver au plus vite.

Une punition ne se donne jamais sous l’emprise de la colère, de l’alcool et de toutes autres substances altérant le jugement.

A une époque, j’avais fait un barème pour les fautes les plus courantes, avec des peines plancher et des maximums pour les fautes sans circonstances atténuantes. Aujourd’hui, je ne l’utilise plus car les occasions de punir Thysminia sont devenue rares.

 

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