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Beaucoup de personnes pensent que le BDSM et le DDLG sont deux choses qui n’ont rien à voir. On ne peut être Maître et Daddy en même temps. Pourtant, paradoxalement, c’est tout le contraire. En effet, BDSM et DDLG sont tous les deux basés sur le même schéma à savoir : la Domination / soumission (D/s). L’un comme l’autre ont besoin d’un dominant et d’une soumise. Cette configuration permet donc parfaitement d’être à la fois Maître et DADDY.

Comme je le dis dans l’article LES FAUSSES IDÉES SUR LE DDLG – 2, une Little n’est pas forcément une jeunette habillée en gamine. La grande majorité des petites sont des femmes avec des besoins d’enfant et de femme. C’est ce mélange des deux qui rend la relation si palpitante.

JE SUIS LE MAÎTRE

Je me considère comme tel depuis le début de notre relation. Depuis 12 ans, je suis celui qui donne le cap, qui éduque et qui protège. Thysminia fut d’abord ma soumise avant de devenir mon esclave. En tant que telle, elle obéit et sert son Maître de son mieux et je suis très fier de mon esclave. Notre relation est clairement D/s. Ma particularité réside dans le SM. Je ne suis pas SM du tout ou si peu et mon esclave non plus. Du coup, les pratiques SM ne font pas partie de notre vie.

Thysminia est ce que l’on appelle une femme enfant. La conséquence de cela est que je suis devenu beaucoup plus qu’un simple Maître pour elle. Cela ne s’est pas fait d’un seul coup. C’est venu progressivement. Sans s’en rendre compte, l’enfant est venu rejoindre la femme dans la relation et s’est installé tranquillement. Mais cette invasion n’a pas fait disparaître le Maître bien au contraire. Je me suis pleinement épanoui dans ce rôle. Bien sûr, il y a eu des hauts et des bas comme dans toutes les relations. Nous avons eu nos périodes de doutes mais c’est dans ces moments que l’on peut vérifier la force de nos engagements et de notre amour. Nous en sommes toujours sortis grandis.

J’ai toujours traité Thysminia en soumise. Bien que la part enfant soit de plus en plus présente, la femme a toujours été privilégiée. Sa soumission était donc faite en conséquence. Toutefois, comme aucun de nous n’est SM, nous sommes toujours restés dans une relation BDSM soft. Cette absence de SM à eu un effet très net sur notre couple. J’ai toujours voulu éduquer et guider Thysminia dans la bienveillance et la valorisation de l’estime de soi. Cette orientation est due à mon besoin d’assouvir mon côté protecteur. C’est sans doute pour cette raison que le côté enfant de Thysminia ne m’a jamais gêné. J’irais même jusqu’à dire qu’il m’arrangerait bien. Sans le savoir, sans s’en rendre compte, le DDLG est entré dans notre vie par la petite porte.

Soumise puis esclave, Thysminia m’a toujours appelé Maître. Je ne voyais aucune raison pour qu’elle m’appelle autrement. Je me sentais Maître et rien d’autre. Depuis mes débuts dans le monde BDSM j’ai toujours essayé de rester dans la philosophie de l’éducation à la française sans pour autant y trouver ma place réelle. En France il paraît qu’un Maître digne de ce nom doit être SM et une soumise qui se respecte doit souffrir pour être acceptée. Nous sommes bien loin de l’éducation bienveillante à laquelle je suis très attaché. Finalement j’ai fini par prendre mes distances car cela ne me convenait pas et ne correspondait pas aux besoins de mon esclave. Et un jour ce fut la révélation.

JE SUIS AUSSI LE DADDY

En parcourant un forum BDSM, je suis tombé sur un sujet étrange. Une personne demandait s’il existait de la documentation française sur le DDLG. Ne sachant pas ce que c’était, j’ai demandé à mon esclave de faire des recherches car elle adore ça et elle est très efficace. Ce fut un véritable choc. Bon, nous avons rien trouvé en français mais en anglais ce n’est pas la documentation qui manque. Ainsi donc, notre relation était sous le signe du DDLG depuis le début. Il nous a fallu un moment pour digérer l’information.

Ensuite, il a bien fallu se rendre à l’évidence, il devenait urgent de reconsidérer certaines choses.

Je n’ai pas changé pour autant, je suis resté fidèle à ma logique. Mais j’ai du prendre ouvertement conscience non seulement de mon statut de DADDY mais aussi du fait que pour Thysminia, l’enfant était une part importante et incontournable de sa personnalité. Je me suis dit qu’il serait donc bien de la mettre ouvertement en avant qui a mettre le rôle d’esclave au second plan. Cette perspective n’a pas déplu à la miss, bien au contraire.

Beaucoup de choses du quotidien ont changé depuis. Le côté enfant s’est clairement imposé. Elle est ma Little, ma petite, en plus de mon esclave, mon jouet sexuel.  Thysminia est beaucoup plus epanouie depuis comme si elle avait subitement trouvé sa vrai place.
Mon côté protecteur se porte à merveille. Je n’hésite plus à jouer au papa poule pour consoler ma fille. Avant, j’avais l’impression que cela nuisait à mon image de Maître même si j’avais envie de le faire. J’ai compris que je pouvais avoir les deux casquettes en fonction des circonstances.

JE SUIS LE MAÎTRE ET LE DADDY

Aujourd’hui, les choses sont nettement plus clair pour moi. Je sais que si j’en ai envie, rien n’empêche d’être le Maître, de prendre mon esclave et d’en faire ce que je veux quand je le veux. Je suis son Maître. Mais je peux aussi la dorloter, la traiter comme ma fille car je suis aussi son DADDY. Les deux fonctions ne sont pas contradictoires mais bel et bien complémentaire. Du reste, personne n’est obligé d’être cantonné à un seul rôle. Il suffit de prendre un exemple simple : La famille. La mère n’est pas que mère, elle est aussi épouse et femme et doit jongler avec ses trois casquettes en permanence. Pareille pour le père, il est aussi époux et homme et doit faire avec. Alors pourquoi un Maître ne pourrait-il pas être aussi DADDY.  Certains sont tantôt Maître tantôt soumis. Avoir les deux facettes n’est pas un problème. Ce n’en sera donc pas un pour moi.

À partir du moment où on accepte celà, les choses deviennent beaucoup plus simples et plus faciles. Ce que je retiens de mon expérience, c’est qu’encore une fois il ne faut pas se laisser entraîner vers le fond par des croyances limitantes. Vous ne devez pas écouter tous ces gens qui vous disent ce qu’il faut faire, comment vous devez être, ce qui est bon pour vous.  Vivez comme vous le souhaitez. Soyez vous même. Il n’y a aucune formule qui fonctionne pour tout le monde. Chaque relation doit construire ses propres règles même si je reconnais que ce n’est pas toujours facile surtout quand tout le monde se met à vous dire ce qu’il faut faire.

Une réponse à MAÎTRE ET DADDY

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