Twitter
Abonnement

Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce blog et recevoir une notification de chaque nouvel article par email.

Je ne sais pas si vous vous en êtes rendu compte, mais dans les groupes ou forums, qu’ils soient BDSM ou DDLG nous voyons souvent les termes de VRAI ou FAUX revenir sans cesse quand il faut qualifier une personne. C’est la grande mode du moment. Souvent, on trouve même les deux dans la même phrase.

Pour un besoin de simplification, je prend l’exemple d’une relation BDSM Maître/soumise, mais le texte convient parfaitement pour une relation Daddy/Little Girl.

 

« C’est un faux Maître, car les vrais Maîtres ne font pas ça »

Qui n’a jamais lu cette phrase terrible ? Mais c’est quoi au juste, un faux Maître et un vrai Maître ? Cette question mérite d’être posée car si l’on tente d’y répondre on se rend vite compte que la définition dépend essentiellement de la personne qui répond. Il faux en effet bien se rappeler que le BDSM ou le DDLG sont des communautés non normées. En clair, cela veut tout simplement dire qu’il n’y a aucun texte de référence permettant de dire de manière claire et sans aucune ambiguïté ce qu’un Maître est censé faire. Alors sur quoi se base t-on pour répondre à cette question ?

La réponse est simple, tout dépend de ce que vous projetez sur le statut de Maître ou de soumise. Beaucoup de soumises ont une vision très fantasmée du Maître. Au début de la relation, c’est tout beau tout neuf, mais au bout d’un temps, plus ou moins long, elles ressentent un vide profond qu’elles ne parviennent pas toujours à expliquer. Alors elles se retournent vers leur Maître qui se retrouve dans l’incapacité de résorber les doutes. Et petit à petit, la soumise finit par en conclure que son Maître est un mauvais Maître, un faux, car il ne fait pas ci, ou fait ça. Mais cette sentence ne repose au final que sur le ressenti de la soumise.

Mon propos n’est pas jeter la pierre à la soumise. Être seule face à ses doutes est la pire chose qui puisse arriver à une soumise. Elle se rend compte que le Maître qu’elle a choisi ne satisfait pas tous ces besoins vitaux et elle en souffre. Mais est-ce vraiment la faute du Maître ?

Je vais prendre mon exemple. Je vis avec mon esclave Thysminia depuis 12 ans. Notre couple se renforce à chaque jour qui passe. Cela veut-il dire que je suis un bon Maître ? Pas du tout. Cela signifie simplement que je satisfais tous les besoins vitaux de mon esclave, rien de plus. Recevant tout ce dont elle a besoin, elle sent donc en parfaite sécurité avec moi. Pour comprendre ce que sont les besoins vitaux, lisez l’article VOS BESOINS, VOS SOUHAITS, VOS FANTASMES. La liste des souhaits étant elle aussi satisfaite dans sa grande partie, tout va donc bien pour nous. Mais en aurait-il été de même si j’avais eu une autre soumise ? Peut-être pas. Il aurait fallu pour cela qu’elle sache quels sont ses besoins vitaux et qu’elle me les dise. Sans doute me serais-je retrouvé dans l’impossibilité d’en satisfaire plusieurs et notre relation aurait finit pas se dégrader. Cela aurait-il fait de moi un faux Maître ?

IL N’A PAS DE FAUX MAÎTRE

Le faux Maître n’existe pas, pas plus que la fausse soumise. Il n’y a que des inéquations entre le Maître et sa soumise. La liste des besoins est très importante car c’est elle qui va permettre à la soumise de s’assurer que le Maître qu’elle va choisir pourra lui apporter tout ce dont elle a besoin pour s’épanouir. Cette liste de besoins n’est pas que la panache des soumises. Elles concerne aussi les Maîtres. Ils ont eux aussi besoin de s’assurer que la soumise qu’ils vont prendre, à tous les sens du terme, pourra leur procurer toutes les sensations dont ils ont besoins pour se sentir bien dans cette relation. Une seule inéquation d’un coté et c’est l’équilibre du couple qui vacille.

Quand une soumise dit c’est un faux Maître, il serait judicieux qu’elle s’interroge sur ce qui lui manque et que ce Maître ne lui procure pas. Cette chose, il faut alors l’ajouter sur la liste des besoins pour que le prochain Maître soit mieux sélectionné. Il faux aussi reconnaître que l’on ne trouve pas le bon du premier coup. Alors, on fait l’impasse sur certains besoins mais c’est un échec assuré. On ne construit pas une maison sur des fondations bancales. Il en va de même pour les couples.

LE VRAI MAÎTRE EST UN MYTHE

Quand une soumise dit « un vrai Maître fait ci, ou ne fait pas ça » il faut bien comprendre qu’il s’agit d’une vision fantasmée du Maître émanant de la soumise. Ce Maître idéal n’existe que dans l’esprit de la soumise à ce stade.

Cela ne veut pas dire ce que ce Maître n’existe pas du tout. Cela veut simplement dire qu’elle ne l’a pas encore rencontré. Pour que cette rencontre puisse se faire, il faut que la liste de besoins de la soumise soit bien remplie, il faut que la liste de besoins du Dominant prétendant soit elle aussi bien remplie. Ensuite, il faut qu’il y ai une convergence totale entre les deux listes. Un seul point manquant d’un coté ou de l’autre générera immanquablement un vide chez la personne concernée et mettra la relation en péril. Et bien sûr, il faut que les deux, le Maître et la soumise, se rencontrent ! Une telle osmose nécessite donc un facteur chance non négligeable.

2 réponses à LA MODE DES « FAUX », LE MYHTE DES « VRAIS »

  • Bonjour,

    Je vais vous donner mon avis personnel.
    Je qualifie de faux un Maître qui après une ou deux rencontres cesse la relation. Qui a juste envie de sexe.
    Je n’ai jamais qualifié de faux Maîtres, ceux avec qui j’ai eu une relation qui a plus ou moins duré longtemps et qui ont eu un comportement digne de confiance mais qui ne me convenaient pas ou réciproquement.
    J’en ai connu aussi qui étaient loin de moi et la seule chose qui les intéressait c’était de faire des cams ou d’avoir des photos!
    Enfin de compte c’était juste dès queutards et ils n’avaient aucunement le droit de s’appeler Maîtres.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *