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C’est un constat indéniable, qui dit BDSM dit SEXE. Dans l’esprit d’une très grande majorité des gens, il n’est pas possible de sortir de cette logique. Il y a plusieurs explications à cela.

Déjà pour le quidam, le BDSM se résume au SM et tous les faits divers liés à cette pratique. Les médias sont en effet de grands mystificateurs en matière d’information. Leur objectif est de vendre et pour cela seul le spectaculaire compte. Ils n’hésitent donc pas à déformer les faits et surtout désinformer le public. C’est ainsi qu’aujourd’hui nous en sommes au point où BDSM = SM = SEXE = PERVERSION. Pourtant, tous les journalistes ne sont pas incompétents et il y a de nombreux articles sur notre communauté. Mais étrangement, ces articles ne font pas la une des journaux.

Les médias ne sont hélas pas les seuls responsables car les principaux coupables sont parmi nous. La communauté elle-même fait tout pour véhiculer cette image d’Epinal. Nous voyons beaucoup de soirées où les exhibitions sont toutes plus hard les unes que les autres. Du coup, on en oublierait presque que le BDSM au départ c’est une relation humaine.

Du coup, tout est possible y compris une relation sans sexe. En effet, une relation est ce que les protagonistes décident d’en faire. Il est donc tout à fait envisageable d’entretenir une relation sans où avec peu de sexe. Pour ma part, je vis dans une relation D/s. C’est un lien très mentale ou l’affectif a toute sa place. Le sexe n’est pas exclu mais il ne représente pas le fondement de la relation. Il est présent car nous sommes un couple marié et que nous avons des envies. C’est le cas de la grande majorité des relations amoureuses.

Je comprends parfaitement ceux pour qui le sexe n’est pas obligatoire. Une relation doit se construire en tenant compte des besoins de chacun. Le sexe n’est pas nécessairement un besoin surtout dans le cas d’une relation non 24/7. Être dominer et être prise sont deux choses bien distinctes pour une soumise.  Dominer et posséder sont également des besoins bien distincts chez le Maître. Il n’est pas inconcevable qu’un besoin soit satisfait et pas l’autre. La démarche consiste toujours à trouver son point d’équilibre, si ce dernier est obtenu par une domination stricte, alors pourquoi se vautrer dans le sexe ? De plus, les besoins sexuels varient de façon très conséquente d’un individu à l’autre. Certains éprouverons un besoin quotidien alors que d’autres se contenteront de rapports plus espacés. Dans ce cas, il n’y a rien de choquant à ce que le sexe ne fasse pas partie de la relation BDSM. Par exemple, il n’est pas rare que voire des relations Domina/soumis sans sexe. Les besoins de ces dames ne sont pas forcément ceux des dominants.

Une soumise a pour vocation de satisfaire les désirs de son Maître. Comme elle est censée s’être donnée la peine de le connaître avant, elle est donc consciente du contexte dans lequel va s’effectuer la relation. Si le Maître décide de ne pas avoir de rapport avec la soumise, celle-ci ne peut que s’en accommoder. Dire qu’une telle relation ne relève pas du BDSM est un manque manifeste de tolérance et surtout de compréhension du BDSM. La relation est ce que le Maître décide d’en faire. À partir du moment où sommes bien dans un schéma de Dominant/dominé, c’est du BDSM. La forme que peut prendre cette relation importe peu.

Une soumise bien dressée et totalement dévouée à son Maître peut très bien jouir sous les coups de cravache ou de martinet. Elle peut très bien être totalement mouillée en étant simplement exhibée. Elle peut prendre beaucoup de plaisir en étant traitée en soubrette. Il ne faut pas oublier que le plaisir se passe en grande partie dans le cerveau. Il y a mille et une façons d’arriver à l’extase.

Alors même si l’absence de sexe n’est pas un cas de figure répandu, il ne faut pas le considérer comme une hérésie. Cela fait partie intégrante du BDSM.

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