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Sur la quasi-totalité des blogs francophones traitant du BDSM en général ou de la D/s en particulier, c’est toujours le même schéma qui s’impose. La soumise est faite pour servir son Maître dans la dévotion totale et la souffrance. Mais est-ce la seule voie possible ?

Personnellement, je ne suis pas partisan du SM et du coup, faire souffrir juste pour le plaisir ne fait pas parti de ma démarche. Certes, j’ai bien essayé de m’y mettre et je dois reconnaître que le plaisir que j’en ai retiré est resté très limité. Du coup, je n’ai pas persévéré sur ce chemin. Je préfère de très loin voir ma soumise sourire de bonheur que pleurer par amour sous les coups de cravache.

Pour bien comprendre mes propos, il faut préciser que bien que je sois un dominant, j’ai un besoin énorme de protéger. Prendre soin de ma soumise, veiller à ce qu’elle ne manque de rien fait partie de mes priorités. Mon épanouissement ne peut se faire sans celui ma chienne. Son bien être mental est aussi important à mes yeux que mon propre moral. Partant de là, frapper juste pour le plaisir ne m’apporte aucune satisfaction.

Je sais que pour beaucoup de Maîtres, avoir une soumise capable de subir des dizaines de coups sans broncher est une véritable fierté. Mais honnêtement, pour moi, je ne vois pas où est la fierté. Bien sûr, chacun voit midi à sa porte et vit son BDSM comme il le souhaite et c’est justement pour cette raison que je ne veux pas que Mon BDSM soit dans la souffrance. Certaines soumises me diront que souffrir pour leur Maître est un honneur et je respecte ce point de vue. Mais moi, je préfère que ma soumise me fasse honneur par sa joie de vivre, son enthousiasme, sa volonté de s’épanouir en tant que femme, en tant que maman et en tant qu’esclave aux pieds du Maître qu’elle a choisi.

Etre soumise ne doit pas forcément être synonyme de souffrance sauf si vous êtes adepte du SM. Dans ce cas, souffrir n’est plus souffrir, c’est une autre forme de plaisir. Mais toutes les soumises sont-elles SM ? J’en doute. Alors pourquoi devraient-elles toutes avoir mal plus que de raison ? Une femme peut très bien être soumise corps et âme sans violence, puisqu’à la base, c’est un choix. Faire mal dans le cadre d’une punition, ça me parle. Faire mal dans le cas d’une éducation SM, je le comprends. Mais faire mal pour faire mal juste pour frimer auprès d’autres Maîtres, je ne le peux pas. Ce n’est pas dans ma démarche de vie.

Thysminia fut ma soumise durant 10 ans, puis elle est devenue mon esclave. Je décide tout pour elle. Mais quelle que soit la décision à prendre, je me pose toujours la même question. Est-ce que cela est bon pour son épanouissement personnel ? Car pour moi, c’est là que réside mon véritable objectif. Elle ne sera jamais exposée dans une soirée BDSM, elle ne fera jamais de concours à celle qui prendra le plus de coup de cravache, elle ne sera jamais prêtée à qui que ce soit. Elle est mon jouet exclusif et de ce fait il n’y pas de place pour la compétition. Même si un jour j’ai une deuxième soumise, Thysminia aura toujours cette place unique, hors de toute comparaison ou rivalité.

La souffrance dans le BDSM et nécessaire mais pas un dogme absolu. Il y a autant de BDSM que de couple et c’est bien ainsi. De ce fait, il y a autant d’autres chemins que celui préconiser sur la grande majorité des sites. Il y a plein de façon pour une soumise de faire la fierté de son Maître. La souffrance en est une, mais pas la seule. D’autres routes sont possibles.

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