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Pour beaucoup de personnes, une soumise c’est juste une femme qui se fait baiser comme une pute, qui ferme sa gueule et surtout sans cerveau. Elle est juste là pour servir de dévidoir voir de défouloir. Elle n’a pas de personnalité propre. Sauf que dans la vraie vie, c’est pas du tout comme ça que les choses fonctionnent. La soumise, avant d’être soumise est avant une femme adulte, qui vote et qui aux yeux de la loi est pleinement responsable de ses actes. Je me doute bien que cela doit fortement contrarier bon nombre de ces messieurs qui confondent BDSM et misogynie. Etant responsable de ses actes, elle n’a donc pas d’autre alternative de se servir de son cerveau, ne serait-ce que pour se trouver un Maître correct qui saura l’aider à s’épanouir dans la soumission et bien au-delà. Dans sa vie de tous les jours, la soumise, comme toute autre personne homme ou femme, doit faire face à toutes sortes de situations qui impliquent une réflexion et donc une capacité à réfléchir sur le bien fondé de telle ou telle option. Quelle femme pourrait se permettre d’agir sans aucune réflexion de nos jours ?

Nous pouvons aborder le problème autrement en se demandant pourquoi la réflexion personnelle est indispensable dans le BDSM. La soumission est un apprentissage permanent, même après des années ou des décennies de pratique, il y a toujours plein de choses à apprendre. Comment aller de l’avant sans réflexion ? La réponse est simple, c’est impossible. Il est à noter que cela s’applique aussi aux Dominants. Etre capable de se remettre en cause est fondamental pour l’avenir. Etre apte à poser des questions à l’autre l’est tout autant. Ce n’est que dans l’échange mutuelle que chacun peut progresser et vivre pleinement son statut. Il ne faut pas non plus perdre de vue que la soumise a une vie à côté. Une vie dans laquelle est doit aussi pouvoir s’épanouir au même titre que dans le BDSM. Elle doit donc être en mesure de concilier tous les aspects de son quotidien pour atteindre la sérénité. Là encore, on comprend vite à quel point le fait d’avoir un cerveau qui fonctionne est important.

Pour ma part, je me vois mal vivre avec une femme sans cervelle. J’adore pouvoir discuter, de tout et de rien, m’enrichir des connaissances de l’autre. Une potiche est l’exacte opposé de ce dont j’ai besoin. J’ai toujours mis un point d’honneur à donner les moyens à Thysminia de s’épanouir dans ce qu’elle fait, et pas uniquement dans le cadre du BDSM. Je l’ai toujours soutenu dans ses projets même si parfois je n’étais pas du tout convaincu. Mais je ne regrette pas car elle m’a prouvé à plusieurs reprises qu’elle avait encore la capacité de me surprendre et de réussir haut la main là ou je ne l’attendais pas. La plénitude de l’esprit ne s’obtient qu’en développant tous les aspects de sa vie, et pas uniquement BDSM. Alors s’il y a un message que je voudrais faire passer, c’est qu’une bonne soumise est avant tout une femme avec une tête bien faite.

2 réponses à SOUMISE MAIS PAS SANS CERVEAU

  • Absolument d’accord à part sur un point. Pour avoir soutenu et pour soutenir encore le Strass (http://strass-syndicat.org/) Je trouve parfaitement injuste de qualifier les putes de femmes sans cervelle, dévidoir (qui n’est pas le mot exact mais bref) ou défouloir. Perpétuer cette image fausse, en cette journée de la femme d’autant plus, ne fait pas honneur ni aux hommes qui sont capables de es voir comme ça, ni aux femmes qui exercent cette activité. Sincèrement, le jour où les hommes respecteront les putes pour ce qu’elles sont : des femmes (avec même un cerveau n’en déplaisent aux préjugés), ce sont les hommes et leurs relations avec toutes les femmes qui en sortiront grandis. Désolé Déphysios mais je ne suis pas d’accord avec cette distinction… toutes les femmes sont des femmes même les putes dont j’admire (pour en avoir rencontré devant ma caméra) le travail parce que les hommes qu’elles voient qqfois ne font pas honneur à l’homme en général. Bref, heureuse journée de la femme donc !

  • Bonjour,

    Je suis tout à fait d’accord avec vous. Les putes ne sont pas des femmes sans cervelle. Mon propos n’était pas de porter le moindre jugement sur ce métier mais d’insister sur l’image que beaucoup d’hommes, soi-disant bien-pensants, en ont. Du reste, traiter une femme de pute est bel et bien une insulte dans la langue française. C’est à cette perception collective que je faisais référence dans mon texte. Il ne faut pas se voiler la face, ce image négatives est très perceptible même chez les femmes.

    Pour ma part, je considère la prostitution volontaire comme une activité libérale normale, au même titre que médecin, avocat ou notaire. C’est le proxénétisme que je condamne avec véhémence. Il n’y a donc aucune intention de ma part de vouloir porter atteinte à l’images des putes dans mon texte. 😉

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