Twitter
Abonnement

Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce blog et recevoir une notification de chaque nouvel article par email.

Cette question peut sembler idiote au premier abord et pourtant, elle a tourmenté ma vie pendant des années. Au début, je ne comprenais pas ce qu’il se passait dans ma tête. Pourquoi avais-je ces envies bizarres, ces fantasmes tordus ? Allais-je sombrer à petit feu dans la folie ? Pourtant, je ne me sentais bien dans ces moments-là, comme si j’étais dans mon axe. Alors, suis-je normal ? Est-ce grave docteur ?

Je ne voulais plus de ces relations ou il faut toujours négocier pour avoir l’accord de l’autre, les compromis permanents, les choix pris alors qu’au plus profond de nous, on est contre. Toutes ces choses semblent normales dans un couple, pourtant, elles m’étaient insupportables.

Je ne veux pas de compromis. Je veux être moi et rien d’autre, un moi entier sans concession. Mais comment parler de ce ressenti sans passer pour un énorme macho ? Paradoxalement, j’ai un grand respect pour les femmes, les traiter comme de la merde n’est pas dans ma nature, c’est même tout le contraire. Alors comment qualifier cette ambivalence, entre un moi sans concession et un respect de la femme clairement affirmé ?

Le problème c’est que dans ce type de situation, vous n’avez personne à qui demander. Quand les premiers doutes ont commencés, je n’avais qu’une vingtaine d’années et à l’époque, Internet n’existait pas encore (oui je sais je suis un dinosaure).

La logique aurait voulu que je me tourne vers un psy, mais le problème de ces gens-là, c’est qu’ils ne sont pas forcément dans l’empathie. Ce n’est pas un hasard si aujourd’hui encore, beaucoup de personnes ayant des penchants BDSM refusent  d’en parler à leur psy voir leur médecin traitant. Ces sujets relèvent de l’intime et surtout font l’objet d’une vindicte morale très forte.

Durant des années, je me suis retrouvé seul avec mes doutes, mes errances sans jamais pouvoir en parler avec qui que ce soit. Il est difficile de vivre avec une différence invisible et que vous ne pouvez pas expliquer.

Il m’aura fallu du temps et surtout une révélation pour enfin mettre enfin un mot sur mon désarroi. Ce mot est en fait un sigle, BDSM. La révélation est venue, d’une amie, qui pour moi était bien plus mais en secret. En m’avouant ses sentiments pour moi, elle m’a aussi parlé de son besoin de soumission.

Tout est devenu clair pour moi. Non seulement je ne suis pas seul, mais il y a aussi des femmes qui correspondent à ma vision de la vie couple. Comble pour bonheur pour moi, une d’elle m’a choisi, pour la guider. Mais ça, c’est une autre histoire …

Une réponse à SUIS-JE NORMAL ?

  • Chacun vit sa sexualité comme il le peut quelquefois ..
    Pas facile de trouver son ou sa moitié qui sera sur la même longueur et en osmose ..
    Je suis heureuse pour vous car vous l avez trouvée et elle vous a trouvé aussi …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *